01/11/2009

1 Novembre

Novembre

On joue à exister et l’on change de masque
Quand on voit que l’espoir est devenu fantasque
Car il sait se farder.
Un beau jour, fatigué, on ressent la carcasse
Abriter des douleurs qui nous tirent grimace
Qu’on ne veut regarder.

On fait de grands détours, évitant cimetière,
Car l’on ne se voit pas sous la stèle de pierre
Et le lierre en arceau,
Dans cette caisse en bois, à notre mort livré,
Et notre corps tout froid pour toujours emmuré
Dans le noir du caveau.

Alors pour oublier que c’est dans la nature
Que ce qui a vécu finit en pourriture
Et retourne au néant
On fait semblant encor de fuir les idées noires
Alors que la frayeur nous crispe les mâchoires
Devant ce trou béant

En Novembre renaît cette grande épouvante
De voir finir ici les amants, les amantes
Arrachés à leur chair.
Alors vivons ce jour dans l’ivresse intérieure
Et tachons de donner une vie bien meilleure
A ceux qui nous sont chers

Pendant qu’on est vivants !

 

trouvé sur le net

 

mon église

 

19:18 Écrit par ondine92 dans MES CREATIONS | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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